Enfin Kakun ! Après avoir dormie cinq heures ,mes heures de sommeil habituelles depuis le début de mon périple, son souvent de qualité médiocre, comme les bébés, jamais de nuit complète, bref ,me voilà parti pour Kakun, 1 : trouver un taxi ( et négocier) 2 : trouver un tro-tro en route.
Quelques heures plus tard, Kakun, hum… Je passe les détails, enfin de compte sympa mais rien de transcendant, ça ne vaut pas la presse faite : pas de papillons, pas d’animaux, mais de la verdure, ça oui y en a, d’ailleurs, il n’y a que ça.
Retour, coup de bol un taxi me prend pour le même prix qu’un tro-tro (ici les taxis et les cars tous sont cleans, rien à voir encore avec les autres pays , aucun n’a subit la guerre de 14 et on ne s’entasse pas non plus, apparemment, il y’a des loi, eh oui! Et en plus, on les respecte.) il me dépose au marché, mon ventre commence à crié « famine », je trouve une vendeuse de spaghettis mon repas quotidien pratiquement midi et soir, ça me fait légèrement sourire quand j’y pense ,on m’avait dit « t’inquiète pas tu vas maigrir en Afrique », alors là j’aimerais bien savoir comment, quand on voit les doses de sucre ou le lait concentré sucré qu’ils vous mettent dans le café au lait et…les doses d’huiles utilisées dans la cuisine, …sachant que les légumes ont désertés l’Afrique et le peu qui reste est extrêmement chère, et même si j’en voulais je n’en trouve pas, donc vous avez le choix le midi entre riz sauce et riz gras voilà et éventuellement des beignets entrain de frémir dans une piscine d’huile et le soir vous avez brochette, spaghetti ah oui j’allais oublier frites, alloco (bananes fris) iname idem avec une dose de sucre, alors perdre des kilos…faites moi rire !!!
A moins, bien sûr, de tomber malade ou de sauter des repas, bon ça c’est surtout vrais pour les autres pays comme je vous l’ai déjà dit, même dans la nourriture ça n’a rien voir, ici tout est très épicé mais vraiment très épicé, il n ya pas vraiment de sauce, personnellement j’ai l’impression qu’on y mange très mal, la chose qui diffère ici ce sont les brochettes de grosses saucisses. Ok ! Je reprends : je mange mes spaghettis trop épicées, bien sûr, elle m’arnaque, ensuite sieste de 3 heures hum, hum, ça fait du bien ! Suivie d’1 heure de net et une petit balade dans les sentiers anti-touriste, je traverse une sorte de bidon ville au bord de la mer, j’avance sans trop regarder la misère qui m’entoure, par pudeur peut-être, je traverse des rochers et la j’entends plein d’exclamations, je continue pour traverser la petite rigole, je monte et désolation je découvre plein d’hommes accroupis en train de déféqués, je fais demi-tour immédiatement, je comprends, ma maladresse, je quitte le quartier au plus vite aussi gênée qu’eux , je n ais rien a faire là, mais on ne peux pas voir que le beaux, je pense que pour comprendre la réalité de certaines choses, il faut voir les deux côtés, aussi bien la face que l’on nous laisse voir que la face cachée, sinon on aurait peut-être tendance à faire abstraction de la réalité, car aucun visage ne porte les traces de la souffrance et à savoir que pour eux la vie est une continuelle lutte, une survie. Alors qu’en regardant autour de moi, je ne vois que vie, sourires, rires…ce n’est qu’un jour en discutant avec Simon (le président de l’asso à Ouagua) que j’ai compris certaines réalités de la vie des burkinabés. Avant je n’aurais pas soupçonné, -habituée à voir toujours ces mêmes photos de la misère et de la malnutrition, j’en étais venues à les identifier uniquement à ces clichés- que cet enfant vu chaque matin, apparemment bien portant, ne mangeait pas à sa fin tous les jours. Maintenant, quand un enfant dans la rue me dit qu’ il à faim, je le crois, il n’est pas obligé comme les média nous le montre, d’avoir le ventre gonflé et le corps maigre, avant dans arrivée là, il peut souffrir de la faim…Bon voilà pour aujourd’hui…
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Bonjour Laïla
Je vois que ton périple se déroule à merveille, puisqu’il est empli de difficultés et de résurrections. Ca ne se dément pas, l’Afrique est un immense territoire qui s’apprécie en le traversant de part en part pour en connaître toutes les qualités et tous les défauts.
J’ai lu que tu avais été longuement malade et c’est aussi ça la nature
En tout cas, tu fais preuve d’un courage remarqué qui fait que tu es en train de réaliser le rêve de beaucoup de gens ! Je susi heureux que tu aies fait ce voyage et que tu aies tenu jusqu’au bout !
Ne t’inquiète pas pour la France, elle sera toujours là pour t’accueillir quand tu devras revenir ! N’en sois pas trop triste la beauté est cachée partout en ce monde
Parfois même dans le sourire d’un enfant…
Bon courage laïla et merci de ton témoignage !